samedi 29 décembre 2007

LE DAHLIA NOIR de James Ellroy

j'ai aimé ce livre torturé qui foisonne de pistes, de situations imbriquées les unes dans les autres, le style est vif, les personnages hantées ( déception toutefois pour les personnages de Kay et Lee qui à mon avis ne sont pas suffisamment approfondis). Ellroy livre des incursions dans le quasi-fantastique au détour de descriptions cauchemardesques et de personnages complètement hallucinés.
Le livre n'est pas exempt de baisses de rythme et de scènes qui ne m'intéressent pas beaucoup (influences de pouvoir du procureur).
La ville de LA, à mon avis, n'est pas retranscrite comme entité, oui elle est présente ( ne serait-ce que les terres d'hollywood, les alentours, les différents quartiers) mais il y aussi tijuana, ensenada, boston. Je n'ai pas ressenti comme une présence souterraine de la ville ou une contamination de la ville sur les personnages.
Le livre retrace à mon sens une histoire d'hommes et de leurs fantasmes et de leurs peurs (boxe, pouvoir, dahlia, vengeance).
Le livre souffre aussi un peu de ce que l'univers décrit par ellroy est composé de nombreuses images que j'ai pu voir au cinéma, ce qui a un peu court-circuité mon imagination. Mais c'est aussi dû à la force visuelle de ses scènes.
L'origine de la part d'ombre des personnages est décrite d'une manière un peu trop simpliste (lee et sa soeur perdue, kay délivré de son passé par l'amour de lee) mais il est vrai que les rapports des personnages reposent beaucoup sur le non-dit et sur des fils narratifs très fragiles, ce qui, à vrai dire, soutient ma passion pour leur triade (presque quatuor avec dahlia/madeleine sprague) ; mais à la longue les personnages perdent de leur charisme et de leur mystère, et il n'y a plus que l'obsession pour le dahlia (magnifiquement décrite) mais rien ne repose non plus sur des sentiments primaires, puisque il va s'avérer que les personnages sont tous corrompus, que tout n'est que chimère et horreur, sauf la fin? "cherchez la femme, Bleichert"


note : 7,5/10

1 commentaire:

Alexandre a dit…

J'attends la critique du film avec impatience. Aller hop au clavier!