vendredi 11 janvier 2008

LE DAHLIA NOIR de Brian de Palma

Il m'est difficile d'écrire sur un film qui m'a glissé dessus, je n'ai pu retenir que quelques sensations fugaces et fragiles de beauté glacée, et ce qui m'a le plus plu sont les passages en noir et blanc montrant les bouts d'essai du casting d'Élisabeth Short. Je ne trouve pas que le film soit fascinant parce que tout me paraît distillé, comme s'il n'y avait plus vraiment d'enjeu. Le film, même si proche du livre (avec tout de même de nombreuses variations), ne transpire pas. J'ai l'impression que tout est bloqué par la reprise du style et des obsessions de dePalma. En même temps, et a posteriori (parce que pendant le film, j'ai senti que tout était embrouillé et lourd) il est vrai que le film possède une aura particulière, notamment grâce à la photo grisâtrement brillante. Mais à trop vouloir délivrer d'informations, en frôlant la caricature avec certains personnages ( la mère sprague), en voulant à tout prix retrouver le style hollywoodien des années 40, en laissant un peu trop de côté l'obsession l'horreur et le caniveau, le film a sombré dans des limbes suspendues entre l'envers du décor et la réalité, c'est-à-dire qu'il n'est resté que sur le reflet du miroir. Miroir, ô mon beau miroir, dis moi qui est la plus belle dans le royaume? C'est toi recousant à l'infini une fille coupée en deux, mais qui la recoupera, dis?

note : 3,5/10

(à noter, voir le site de brice dellsperger et un de ses petits films, Brice Dellsperger « Body double # 23 Trailer ».
http://www.bricedellsperger.com)



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