dimanche 24 juin 2007

LA MAISON DE BAMBOU de Samuel Fuller

Voici un blog masochiste ou comment parler plutôt mal de films de réalisateurs que l'on porte très haut : après mes paroles hâtives qui ont terni notre Raoul Walsh, l'immense réalisateur de l'Esclave Libre ou de la Fille du Désert, voici venu le tour de Samuel Fuller, souvenez-vous, c'est lui qui a tourné des trucs aussi fascinants que The Naked Kiss, Le Port de la Drogue ou Le Jugement des Flèches. Alors il y a la Maison de Bambou que je trouve pas mal du tout, mais qui ne possède pas l'impact, la nervosité et l'ambigüité qui peuvent caractériser le cinéma de Fuller (dèja ce nom, ça en jette). Il y a la fin magnifique qui donne à voir le cinéma d'action quasi-muet, électrique et spectaculaire de Fuller. Sinon le film ne me convainc pas, ni son cinémascope et la mise en scène, ni les personnages et leurs relations. Mais j'ai envie de proposer une hypothèse : je pense que le film souffre d'avoir été tourné au Japon et de l'envie subliminale de Fuller d'introduire une forme de spiritualité dans son film, notamment la vie intérieure des personnages, les non-dits, je veux parler de cette atmosphère étrange du Japon, je regrette qu'il n'ait pas développé davantage l'interaction entre les personnages, la modernité du japon d'après guerre et la retenue introspective des lieux. Je pense qu'il a essayé de le filmer, mais est-ce vraiment le cinéma de Fuller, son cinéma électrise toute pensée intérieure.

note : 6,5/10

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