lundi 10 décembre 2007

LA NUIT NOUS APPARTIENT de James Gray


Le reniement de soi. C'est tout le film. Non la relation entre fils et père ou entre frères. C'est l'entrée dans l'obscurité, il y a un plan terrible dans le film, c'est lorsque Joaquim Phoenix s'avance dans un couloir et est submergé par l'obscurité. Le film de Gray est un grand film par la force de son récit, par le volume de la présence des personnages, le film m'a impressionné par sa dimension tactile, un mélange de fascination lourde et nerveuse, il y a une réalisation limpide, vigoureuse, opératique et attachante. Le film peut être reconnu comme classique mais on ne peut pas lui en faire le reproche en disant qu'il ne dit rien que du déjà vu, à moi il me parle, le personnage de Phoenix est un frère, pour sûr. Peu de films emmènent cette idée de la renonciation à soi-même et de la perte avec autant de beauté malade.

note : 9/10

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