Quelle appréciation porter sur mon homonyme à jupette aux cheveux ondoyants et peroxydés? Alexandre a été sacrifié sur l'autel des effets spéciaux numériques. Je prends pour exemple la reconstitution de Babylone aussi toc que les décors en carton pâte de l'âge d'or hollywoodien, la poésie et le rêve en moins. Je déplore aussi l'utilisation parfois abusive des filtres de couleur (notamment le jaune pour le désert). Esthétiquement : pas une réussite hormis la deuxième scène de bataille, en Inde, visuellement splendide. Mais une fois qu'on oublie cette déception et qu'on accepte le coté très bavard du long métrage, le film offre une vision intéressante, psychanalytique du protecteur des hommes sur fond historique. En ce sens, Alexandre est une véritable tragédie grecque aux accents shakespeariens et freudiens.

Note : 6,5/10
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